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Commune de Ouakam

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Historique         Visiter le site officiel de la commune

Ouakam a été créé par le vieux Alé Ndoye, c'est un village peuplé de lébous venus du Djoloff. Les historiens racontent que ces populations persécutées par le Buurba Djoloff de l'époque, décidèrent de quitter la contrée. Elles voyagèrent jusque dans la presqu'île du Cap Vert et s'installèrent dans un premier temps près d'un marigot appelé « Kam » qu'on pourrait situer aujourd'hui aux alentours de la Patte d'Oie.

 

Dans leurs prospections du milieu, elles découvrir la côte pas trop loin et décidèrent de se rapprocher de la mer pour profiter de ses ressources. Elles se déplacèrent donc vers la côte et s'installèrent dans la cuvette aux pieds des Mamelles. Le village ainsi créé fut appelé « Ouakam » c'est à dire « ceux qui viennent de Kam ».

Les principales familles sont les Ndoye, Diagne, Diop et Guèye. Elles se sont très bien organisées avec un pouvoir gérontocratique car le pouvoir de décision appartient aux personnes du 3éme âge. Chez eux, le droit d'aînesse prime sur tout d'où le slogan « raka tope mak » « Doom top baay ».

Mérina fut le premier quartier, chaque quartier a son « Penc » qui est un espace de socialisation et de médiation où se réglaient tous les problèmes. En effet pour trancher un litige, on faisait appelle à une tierce personne appelé « Diambour » qui est une personne neutre. C'est ainsi que dans chaque quartier, il y a 3 Diambours choisis dans des familles selon des critères bien définis et sur les 7 quartiers, nous avons 21 Ndiambours qui constituent le conseil des Notables avec le Jaraaf qui est lui issu de la famille des GUEYE.

Ce conseil est bien structuré avec :

  • Un Ndèye Ji Rew : Ministre de l'intérieur,
  • Un Ndeye Ndiambour : Ministre des affaires étrangères,
  • Un saltigué : chargé des affaires mystiques,
  • Un Bathie Guéwel : chargé de l'information.

C'est le Ndèye Ji rew qui convoquait les réunions du conseil qui se réunissait à la grande mosquée du village. Le Jaraaf n'assistait pas aux réunions il était seulement informé des décisions arrêtées.
Ce pouvoir coutumier local s'est perpétué de génération en génération et existe jusqu'à nos jours. Outre les lébous, les premières populations à s'installer à Ouakam furent donc les familles des militaires, plus tard, avec la construction de l'aéroport Dakar Yoff, ses employés commencèrent à s'installer avec leur familles. A partir de ce moment, Ouakam s'est agrandi de catégories socio professionnelles diverses, ce qui fait que le niveau de vie était assez élevé et la pauvreté assez peu présente. C'est dans cette dynamique que plusieurs cités ont été construites à l'Ouest de Ouakam. Mais à partir des années 70 s'est installé progressivement à l'Est un habitat spontané regroupant divers catégories de populations aussi bien nanties que pauvres.


Le profil historique

1700 : Construction de la 1 er pirogue sur la baie de Ouakam
1800 : Construction d'un puit de ravitaillement pas les colons sur la baie de Ouakam.
1864 : Phare des mamelles
1900 : Premier jardin maraîcher pour le ravitaillement des forces françaises du Cap-vert
1901 : Création du quartier Boulga suite à un incendie
1902 : Venue de El Hadji Malick Sy à Ouakam
1911 : Construction de la 1 er école primaire de Ouakam Ecole 1
1914 : Construction du 1 er camp militaire à Ouakam : Paul LAPEYRE(actuel Mame Bounama FALL )
1936 : Electrification de Ouakam (lundi 16 mai) ; 1 er compteur d'eau
1940 : Construction camp GAS par les américains ; construction de la DA 160 (base militaire française) ; construction de la brigade de Gendarmerie ; construction de la route « tally Américain » ; Construction de l'IHO
1949 : Construction des ballons
1951 : Création de l'USO (club de football)
1958 : Installation de l'église Notre Dame des Anges ; Ouverture de l'école privée catholique Stella Maris
1960 : Intronisation du djaraf Khonou guèye
1963 : Création de coopération d'habitat de la cité Asecna
1968 : Installation des 1 er habitants de la cité Asecna
1970 : Fusion des équipes Ouakam, Ngor, Yoff sous le nom des « Almadies »
1972 : Fermeture des carrière de Ouakam
1976 :Création du centre l'abri pour les handicapés
1978 : Pause de la 1 er pierre de la cité Assemblée
1981 : Création de la zone 5 dans le mouvement navétane; Ouverture de la 1 er pharmacie à Ouakam
1984 :Créations du comité de défense des intérêts du village
1986 : GPF Mouvement des femmes de Nabila ; Création du programme pour le développement de l'enfant de la famille
1987 : Organisation d'un grand Carnaval à Ouakam
1993 : Ouverture de la 1 er caisse d'épargne et de crédit des femmes de Ouakam s/c Enda Graf ; Construction du Centre de Santé de Ouakam
1996 : Ouakam fut érigé en commune d'arrondissement ; Constitution des « freys » de Ouakam
1997 : Installation de Comité de Développement Local par le programme PATCC
2001 / Début des travaux de construction d'un quai de pêche
2002 : Extension du Poste de Santé Militaire de Terme Sud ; Installation du Projet PAQPUD ; Installation du PLCP
2003 : Installation des nouveau « freys »


Géographie

Issue de la réforme sur la décentralisation de 1996, la commune d'Arrondissement de Ouakam est située à l'extrême Ouest de la presqu'île du Cap Vert aux pieds des collines des Mamelles.

Elle est délimitée :

  • au nord par les Communes d'Arrondissement de Ngor et Yoff
  • à l'Est et au Sud par la Commune d'Arrondissement de Mermoz Sacré Cœur.

Le relief : La Commune d'Arrondissement de Ouakam est dans une cuvette qui ressemble à un U, les principaux accidents du relief sont :

  • Les collines de Mamelles qui culminent à 105 m et dominent la presqu'île du Cap Vert ;
  • La côte rocheuse et découpée.

Le Climat : Située sur la côte, la Commune d'Arrondissement de Ouakam a un climat sub canarien caractérisé par l'influence de l'alizé qui souffle de Décembre à Juin, l'alizé cède la place en juillet - novembre à la mousson qui entraîne des précipitations faibles et tardives

Carte Google Maps

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Aspects sociaux et démographiques

Le village s'est donc considérablement agrandi et la démographie est monté en flèche du fait surtout d'un important afflux de populations venant d'ailleurs et de son fort taux d'accroissement. Du fait de sa position géographique militairement stratégique, Ouakam connut très tôt l'installation de camps de l'armée coloniale qui se maintinrent après l'indépendance. Cette ceinture de camps militaires fit profiter à Ouakam très tôt d'infrastructures tels que routes écoles, électricité, eau. Ceci contribua à faire de Ouakam un pôle pour le développement..

La Commune d'Arrondissement de Ouakam est encore dominé par une forme d'occupation traditionnelle de l'espace. La population de la Commune d'Arrondissement de Ouakam est cosmopolite. On y rencontre l'ensemble des ethnies du Sénégal, des néo-sénégalais et des étrangers venus des pays voisins mais également de la sous région ( guinéen, Mauritanien, Malien etc…) Il est à noter ainsi la présence de la population française au niveau du BA 160.


Population et Administration

La population d’environ 75 000 habitants est composée majoritairement de l’ethnie wolof, des lébous, des peulhs et Sérères répartis sur une vingtaine de quartiers. Cette population compte 96,8 % de musulmans, de 3 % de chrétiens et 0,2 % d’animistes. L’avancée du front urbain dopée par la poussée démographique que connaît la région de Dakar rend difficile la préservation de l’identité spatiale, la conservation du statut du village traditionnel et leurs particularités sociales centrées sur la culture léboue.
Ouakam est une véritable Commune garnison. C’est sans doute, la localité qui abrite le plus grand nombre de camps militaires. Du camp du Bataillon du train au camp Aïdara Soré CISSE (ex 1er G.A.S.) en passant par la BA 160, le camp Mame Bounama FALL, le camp des mamelles, le champ de tirs sans parler des infrastructures sanitaires regroupés à l’Hôpital Militaire (H.M.O.). Ouakam qui a toujours été, depuis les temps coloniaux, une sorte de village dortoir pour les militaires du secteur.
Ouakam constitue un véritable carrefour où les groupes religieux, culturels, linguistiques, civils et militaires ont toujours vécu en bonne intelligence.

La Commune d’Arrondissement de Ouakam est administrée par un conseil municipal de 60 membres au sein duquel a été élu un bureau de cinq membres ainsi composé :mairie

  • Maire: Djibril NDOYE
  • 1ere Adjointe: Bineta GUEYE
  • 2ième Adjoint: Pape Guissaly NIANG
  • 3ième Adjoint: Moussa DIEDHIOU
  • 4ième Adjoint: Moussa DIOUF
  • Secrétaire Municipal: Youssou Aka NDIAYE

L’actuel Maire S’appelle Djibril NDOYE et son prédécesseur Samba Bathily DIALLO. C’est en 2001 que l’hôtel de ville de Ouakam a été construit en R+1 et son extension en R+2 en 2005

 

La commune d’arrondissement a des compétences pour promouvoir le cadre de vie des populations d’une part, gérer et entretenir les équipements concernant directement la vie quotidienne des habitants de la commune d’autre part, conformément aux lois 96.06 et 96.07 du 22 mars 1996. Ces compétences sont :

  • la gestion des marchés de quartiers
  • des petits travaux d’assainissement et d’hygiène
  • de la surveillance et de l’entretien courant du réseau d’éclairage public
  • du désensablement et de l’entretien des rues et espaces verts
  • de l’entretien des équipements scolaires, sanitaires sportifs, et socioculturelles
  • la participation et l’élaboration d’un Plan Local de Développement.

L’organisation administrative et technique de la commune d’arrondissement s’articule autour de 3 pôles :

  • L’organe exécutif qui est chargé de l’élaboration du budget et de la définition d’un plan d’action ;
  • Le secrétariat municipal a pour mission d’assurer la coordination administrative et financière avec les services internes et externes. A ce titre il est chargé de la gestion du personnel temporel et permanent, il assure la préparation, le suivi et l’exécution du budget et supervise les opérations de recouvrement.
  • Les autres services (le service de l’assiette) qui a pour tâche principale : d’assurer le contrôle et le suivie du recouvrement des recettes de la commune (taxes et impôts), d’étudier les demandes d’occupations sur la vois publique (OVP), et du recouvrement des contribuables et des matières taxables.

Le Maire

Données Maire


Le Conseil Munucipal

Données Conseil Municipal


Economie

La commune d'Arrondissement tire l'essentiel de ses ressources, en dehors des fonds de dotation , de la couverture fiscale par le recouvrement des différentes taxes sur les produits d'impôts directs (patentes, impôts du minimum fiscal, licences des exploitations de débits de boissons alcoolisées, des produits des taxes communales indirectes comme la taxe sur l'eau , l'électricité, les spectacles, les distributions de carburants et des recettes sur l'occupation du domaine public (occupation du domaine par les ouvriers, trottoirs, menuisiers, mécaniciens, constructions en saillie, décharges, souks, cantines, kiosques, gargotes, containers, étalage devant les magasins, ateliers garages, etc.….

Cependant le lotissment effectué par le conseil municipal en 2005 sur le Titre Foncier 30172/DG appartenant à la commune d'Arrondissement a remplir les caisse de la collectivité à hauteur de Trois Cent Quatre Vingt Millions (380 000 000) de nos Francs.

Orientations et Objectifs Stratégiques

La principale orientation demeure la multiplication des personnes, services, société, PME PMI dans l'espace communal. Plus on aura de personnes installées légalement, payant en intégralité leur taxe, plus on pourra relever l'assiette fiscale de la commune en sus de la consolidation des acquis dans ce sens. L'objectif principal est le relèvement de l'assiette à sept – huit millions dans les deux années à venir.

Actions à mener :

  • extension des implantations
  • recouvrement effectif des différentes redevances
  • inclusion de redevances jusque-là non perçues (construction en saillie etc…….)
  • au plan matériel et des ressources humaines: se doter des moyens humains et logistiques pour une couverture spatio-temporelle.

 


La Pêche

Elle constitue la principale activité de la communauté lébou, elle s'exerçait de manière traditionnelle avec l'utilisation des barques mais elle se modernise de plus en plus avec de nouveaux moyens et technique de travail tels que la pirogue, les filets, les moteurs, les filets à tournée etc.…
Au début, elle se faisait au niveau familial mais l'éclatement des familles a fait qu'elle s'est transférée au niveau des ménages qui sont actuellement au nombre de soixante (60).
Les pécheurs se sont regroupés en association (APO) avec 370 pêcheurs, 30 mareyeurs, 60 bana-bana, donc le secteur de la pêche contribue beaucoup à la création d'emploi avec en moyenne près de 500 emplois permanents.
En dehors des pêcheurs, on distingue d'autres acteurs dans la filière : les mareyeurs, les transformatrices de poisson, les manœuvres, les tireurs et les plongeurs.
Le chiffre d'affaire moyen par pirogue est de 60 000 Frs par jour pour la période allant de Novembre à Juillet
Au niveau des techniques de pêche, on distingue la pêche à la ligne, la pêche au filet et la pêche en haute mer avec le filet à tourner.
On dénombre 164 pirogues à moteurs, 17 pirogues à rames et des pirogues à voile.
Une route goudronnée en mauvais état mène à la plage où il y a un quai de pêche et des magasins pour garder les équipements. Avec les projets de l’ANOCI la route est actuellement en réhabilitation.

Organisation du travail

La grande majorité des pêcheurs partent en mer toute l'année, pour eux, l'année est divisée en trois grande périodes : avant l'hivernage, pendant l'hivernage et post hivernale.
Au cours de l'hivernage, les pêcheurs ne partent presque pas en mer. Elle correspond à une période défavorable où la pluie et les vents perturbent considérablement les eaux ; cette période est également très dangereuse pour les pêcheurs. Elle va de juin à septembre.
La période avant hivernage, qui s'étale de mars à mai est une période intermédiaire qui annonce les pluies, elle est moins favorable que la suivante.
La période post hivernale est la meilleure et est comprise entre le mois d'octobre et le mois de février. Elle est très convenable pour la pêche car c'est le moment où les eaux sont froides.
Cette périodicité de l'activité s'explique mieux par le nombre de sorties par mois. En effet, on note 10 à 15 sorties par mois en hivernage, 20 jours par mois environ avant hivernage et 25 à 30 jours après. Elle est aussi valable par rapport au nombre de jour dits « bonnes prises par mois ». En hivernage, il n'y a que 5 à 10 bonnes journées par mois.
La grande majorité des pêcheurs pratique des sorties d'une journée. Parmi les personnes touchées une seule fait des sorties de plusieurs jours en mer (6 sorties,5 jours pendant la période froide).Tout cela montre que la pêche demeure une activité aléatoire basée sur des éléments que le pécheur ne maîtrise pas toujours, bien qu'ils soient des pécheurs de tradition .Au cours de l'hivernage la pêche à la ligne est beaucoup plus pratiquée ; elle a pour cible les bancs de petits de poissons .Le pécheur n'a pas besoin d'aller en haute mer ,il reste au bord des cotes. La pêche au filet se pratique surtout en saison sèche et vise les gros poissons. Ici, elle doit nécessairement s'éloigner des cotes et aller en haute mer. Dans ce cas, il faut plus de moyens, obligatoirement une pirogue assez grande en très bon état, et un personnel suffisant ( 7 personnes).Certains pirogues peuvent aller pécher dans les lieux de 400m de fond. Les types de pêche pratiqués dépendent donc des types de poissons ciblés, mais également des saisons, la grande majorité des pêcheurs allient les deux. Néanmoins, la pêche au filet reste la plus fréquente à Ouakam.
Ce secteur est confronté à un certain nombre de problèmes :
Les travaux de construction du quai de pêche ne sont pas achevés
A cause du relief accidenté, les canaux d'évacuation des eaux de pluie ont été déterrés par les eaux de ruissellement
Depuis la fermeture de la station d'essence, les pêcheurs ont des difficultés d'approvisionnement en carburant.

L'éducation, la formation et le manque d'appui des acteurs constituent aussi un véritable problème. En effet, il souffre d'analphabétisme et de méconnaissance des techniques de gestion ce qui ne contribue pas à l'amélioration de leur condition de travail et à une modernisation du secteur quand on sait que l'appui financier et technique font souvent défaut

Les solutions préconisées sont :
• La réhabilitation de la station d'essence et des canaux d'évacuation des eaux de pluie,
• Le bitumage de la route menant au quai de pêche,
Faire la finition des travaux d'aménagement du quai de pêche,
• la mise en place d'une unité de conservation des produits halieutiques ( chambre froides),
• le renforcement des capacités des acteurs avec JURMAC.
• la diminution du coût des équipements et la mise en place d'une ligne de crédit.

Equipement existant :
• Quai de pêche

Escalier pour une meilleure accessibilité du quai de pêche.

-Acquisition d'un frigo

Objectifs et orientations :
L'orientation stratégique demeure la fonctionnalité du marché aux poissons


Le Tourisme

Il occupe aujourd'hui une place importante dans le développement socio-économique de la CAO avec l'installation de la zone de l'APRAO qui regroupe des ateliers de mécaniciens, tôliers, soudeurs etc … Parallèlement à cela il existe plusieurs autres activités artisanales qui se sont développées comme la teinture, couture, la transformation des fruits et légumes, la bijouterie, réparation des appareils électroménagers, plomberie, maçonnerie, menuiserie, carrelage etc.…
L'inexistence de politique d'encadrement et la difficultés d'accéder au crédit sont les problèmes auxquels sont confrontés ces artisans.

Entre autres solutions préconisées nous avons :
• La création d'un centre artisanal,
• Le renforcement de capacités des acteurs,
• L'allégement de l'accès au crédit
Les secteurs du tourisme et de l’artisanat sont les parents pauvres de la décentralisation au niveau de la commune d'arrondissement de Ouakam. On ne note aucune structure hôtelière, d'accueil dans toute l'étendue du territoire communal ; comme il n'existe aussi aucun centre, village ou cadre regroupant les différents artisans.

Orientations et Objectifs :

Les objectifs demeurent la construction, au plan touristique d'un centre d'accueil d'hébergement et d'exposition avec salles de conférence, dont le site a été identifié, l'étude du projet terminée. De même pour la construction d'un village artisanal regroupant tous les corps de métiers de la création.

  • Programme d'actions prioritaires
  • Construction d'un centre d'accueil
  • Construction d'un centre artisanal

Culture

Description du secteur :

Avec un programme ambitieux d’autan plus que Ouakam deviendra la plus grande ville touristique du Sénégal (Monument de la Renaissance Africaine, Cité de l’O.C.I, etc…)

Equipements existants :

  • Foyer des jeunes et de la culture
  • Centre socio-culturel
  • Foyer des femmes au terrain Montenary
    Foyer de femmes de la Cité COMICO

Orientations et Objectifs :

- Garnir l'agenda culturel de la CAO de sorte que des manifestations aient lieu durant toute l'année.

Ainsi, nous pensons que les ASC par le biais des activités de vacances doivent s'impliquer d'avantage dans le volet culturel. Nous prévoyons d'organiser des compétitions théâtrales dotées de la coupe du Maire dans lesquelles chaque ASC devra concourir. De ce fait nous devrons axer leurs prestations autour de thèmes civiques et de développement.

On devra aussi vivifier le riche folklore lébou sous tous ses aspects à travers différents manifestations telles que les régates, les séances de Ndeups, sans compter l'organisation annuelle des journées culturelles de Ouakam.

Le centre socio-culturel et le futur centre d'accueil serviront de cadre d'expression en matière de peinture et à travers des expositions qui verrons certainement éclore de nombreux talents confirmés ou naissants dont regorge Ouakam.

Programme d'Actions Prioritaires

- Equipements à Construire
Avec l'achèvement du centre socio –culturel et la construction prochaine du centre polyvalent d'accueil, on aura suffisamment de cadres de promotion de l'activité culturelle.


Education

Description du secteur :

Le secteur de l'éducation et de la formation est plus ou moins satisfaisant. Nous disposons de six écoles élémentaires publiques et d'un CEM pleinement fonctionnels malgré les effectifs pléthoriques, en plus des structures d'enseignements privées telles que la garderie du foyer des jeunes et de la culture

Au niveau de l’élémentaire :

  • 6 écoles élémentaires publiques
  • 12 écoles élémentaires privées
  • 12 préscolaires privées
  • 1 case des tout petits

Au niveau de l’enseignement secondaire :

  • 1 Lycée public
  • 1 Collège d’enseignement moyen public
  • 2 collèges d’enseignement moyen privé
  • 4 lycées privés
  • 3 centres d’éducation spécialisée (déficients mentaux, sourds-muets, handicapés physiques)
  • 1 centre de ressources, d’éducation et de formation professionnel

Contraintes du secteur :

Hormis les problèmes du cadre d'expression et de surplus d'effectifs les principaux problèmes sont d’ordre pédagogique et matériel.

Objectifs et Orientations

Les objectifs sont :

  • mise à disposition de matériels pédagogiques au corps enseignants
  • équipements en ouvrages d'assainissement (toilettes -eau-électricité ) Ainsi, nous prévoyons un projet de creuser des forages dans les écoles . Ce qui nous donnerons une autonomie dans la gestion de l'eau courante . La charge des factures d'eau ainsi libérée pourra venir en appoint aux efforts qui devront être faits pour l'amélioration du cadre de vie et d'enseignement dans les écoles.
  • Construction de salles dans toutes les écoles pour réduire les effectifs par classes.

Infrastructures et Equipements

Données


Santé

Ouakam peut se glorifier d’être parmi les communes les plus nantis dans le domaine de la santé. Le bilan diagnostic a révélé que la Commune dispose des infrastructures suivantes :

  • 1 centre de santé
  • 1 poste de santé
  • 1 infirmerie militaire
  • 1 hôpital militaire
  • 1 infirmerie des sœurs Spiritaines
  • 1 clinique privé
  • 7 pharmacies

Le centre de santé est renforcé par l'unique structure spécialisé en gériatrie de l'Afrique de l'ouest

Les partenaires qui interviennent dans le domaine de la Santé et de la prévention et de l'hygiène publique dans la localité :

APRODAK
Service d'Hygiène geriatrie
AMA
DASS

Sur le plan Sanitaire, les investigations ont révélé la présence de plusieurs types de maladies, mais les plus fréquentes sont :

  • Le paludisme
  • Les infections respiratoires aiguës
  • Les maladies de la peau et celles chroniques non contagieuses
  • Les anémies

Cette prolifération de maladies est due entre autre à :

  • La stagnation des eaux de pluie à,
  • Une absence de politique de Santé préventive et à,
  • Une alimentation non équilibrée

Pour remédier à cette situation les populations préconisent :

  • Le renforcement des structures de santé en médicaments équipement et en activités d'éducation pour la santé IEC
  • La construction d'un poste de santé au niveau de la cité avion
  • L'augmentation des services de santé (radiographie bloc opératoire crèche)
  • La mise en place de mutuelles de santé

Par ailleurs, lors des phases de Diagnostic participatif, d'autres types de contraintes majeures sont ressortis, parmi lesquelles on peut citer :

  • L'inexistence d'un mécanisme de prise en charge des malades
  • L'inexistence d'infirmerie au niveau des établissements scolaires, et la non organisation de causeries en IEC
  • Au niveau du Poste de santé les problèmes soulignés sont :

Hospitaliers.

L’Hôpital Militaire de Ouakam fait aujourd'hui de la chirurgie, de la chirurgie générale, de la chirurgie sérologique, de la chirurgie gynécologique, oto-rhino-laryngologie et de la chirurgie dentaire. Aujourd'hui quinze malades sont opérés par semaine dans les services de chirurgie.

Le Hmo compte un gastro-entérologue, en l'occurrence le directeur des services de santé des Forces armées, un dermatologue, un pédiatre, un cardiologue. Aussi la présence de l'infirmerie des sœurs Spiritains participe à l'allégement des coûts relatifs aux soins médicaux.

Nos objectifs vont dans le sens :

  • d'équiper le centre de santé en matériel adéquat dans tous leurs secteurs d'interventions
  • d'augmenter la capacité d'accueil du centre
  • de veiller à une meilleure qualité de soins en ayant un personnel suffisant et motivé.

A également équiper le poste de santé pour un meilleure accomplissement de sa tâche de prise en charge en soins primaires.


Sport et Loisirs

Situation du Secteur

La jeunesse et le sport constituent le point de convergence de la plupart des besoins de la population. Le pays en général, Ouakam en particulier est composé d'une population très jeune. L'essentiel des maux dont nous souffrons sont focalisé au niveau de cette frange de la population .

Cela est marqué par :

le chômage dû principalement au manque de débouche et aussi par la non qualification d'une bonne partie des jeunes, la non organisation pour une meilleure maîtrise des outils tels que la constitution de GIE, l'étude de projet fiables en vue d'obtenir des financements.

Le sport est le tremplin même d'une jeunesse saine , ambitieuse, conquérante. Des actions concrètes doivent être menées pour sortir le secteur de sa léthargie actuelle visible dans toutes les disciplines sportives.

Equipements Disponibles

  • Deux terrains de basket et handball réglementaire

Le secteur Sportifs sera soutenu pour :

  1. la transformation du terrain de foot- ball en stade fonctionnel et réglementaire.
  2. La réfection du terrain de Basket et Handball
  3. Un soutien remarqué à l'USO avec une participation à hauteur de 10% du capital par la C.A.O;
  4. Un soutien accru au mouvement navétane

Vie Associative

Liste des Associations et OCB

Les populations se sont regroupées selon leurs préoccupations. Les regroupements sont composés aussi bien des jeunes que des vieux, des femmes que des hommes, des intellectuels que des analphabètes. On peut les classer selon leurs objectifs : les GIE, les Groupements de Promotion Féminine (GPF), les ASC et les Associations de développement.


Les GIE : leur principale préoccupation est la recherche de ressources pour leurs membres. Elles interviennent dans tous les domaines de la vie économique, leurs problèmes spécifiques sont la mise en place de projets viables et surtout la pérennisation de ceux ci.
Les GPF : Très dynamiques, les femmes se sont très tôt organisées en mettant en place des mutuelles d'épargne et de crédit, des mutuelles de santé, en s'investissant dans la sensibilisation contre les fléaux sociaux (IST SIDA, paludisme etc..) dans le domaine de l'éducation (scolarisation des filles et à la vie familiale) sans compter les efforts remarquables effectués dans le cadre de la gestion des ordures ménagères (compost, art, NTIC etc..), dans la recherche de partenaires au développement comme ENDA GRAF. Elles mènent diverses activités telles que le petit commerce, la teinture, la vente de tissus, la couture, la transformation de fruits et légumes etc.…
Leur principale ressource provient des cotisations des membres ainsi que des crédits accordés par les mutuelles d'épargne. En outre elles bénéficient de renforcement de capacité et d'encadrement des différents ONG intervenant dans la localité.
Leur principal problème est l'absence de local pouvant leur permettre d'exploiter pleinement leurs activités. En outre la faiblesse de leurs moyens freine l'extension de leurs activités.


Les ASC : ce sont des associations de quartier focalisées essentiellement sur les « Navétanes » qui sont des tournois sportifs et culturels organisés pendant les vacances d'été et ceci sur tout l'étendue du territoire national. Se focalisant surtout sur le football, elles font une impasse sur la culture ce qui fait qu'elles sont léthargiques en dehors des compétitions sportives.
A côté des ASC, il existe des écoles de football à l'initiative de bonnes volontés. Elles ont pour objectif la formation en football des jeunes de 6 à 18 ans, en vue de leur professionnalisation
Au delà de l'enseignement du football c'est une véritable éducation civique et professionnelle qui est donnée dans certaines écoles de football ce qui permet la récupération de certains exclus du système éducatif formel..
Les problèmes sont liés à l'absence de locaux, à la faiblesse des moyens, mais surtout à l'insuffisance des infrastructures sportives quand on sait qu'il n'existe qu'un seul terrain de football réglementaire à Ouakam, celui de cité ASECNA. A ce jour, les aires de jeux sont amoindris par l'utilisation des espaces prévues pour l'extension des quartiers traditionnels et dans une moindre mesure par l'utilisation des terrains situés dans l'enceintes des camps militaires.


Outre les associations sportives il existe d'autres types d'organisations communautaire de base qui œuvrent pour la sauvegardes des intérêts particuliers de ses membres. Il s'agit des associations de développement qui ont des objectifs spécifiques tels que la sécurité d'un quartiers ou son entretien, les intérêts d'un groupe comme les associations pour les handicapés, la formation de ses membres comme les associations artistiques
Ces associations sont le plus souvent confrontées aux manques de moyens financiers, un manque de formation de ces membres et d'un local pour développer leurs activités.

Les solutions préconisées sont :
• La mutation des ASC en association de développement,
• La prévention d'aire de jeux dans l'aménagement des zones d'extension des quartiers traditionnels,
• La Construction d'un stade omnisports,
• La création d'activités génératrices de revenu,
• Le renforcement de capacité des membres
• La construction d'une maison communautaire pour les femmes
• L'adhésion au comité de développement local

Le Cadre de Concertation ( Comité de Développement Local )

Le Comité de Développement Local ( CDL ) de Ouakam a été mis en place en 1997 en partenariat avec ENDA GRAF dans le cadre du programme d'appui aux Collectivités Locales financé par l'USAID. C'est un cadre de concertation où l'on harmonise et coordonne les activités des Organisations Communautaires de Base (OCB) et de la commune. Son siège est situé dans les locaux de la caisse d'épargne et de crédits des femmes de Ouakam au quartier Bira Ouakam.
Il regroupe une trentaine d'OCB dont 14 Groupements de Promotion Féminine (GPF), 14 Associations et 3 ASC. Bien structuré, il a un bureau de 12 membres : 1 président,4 vices présidents, 1 secrétaire général et son adjoint, 1 trésorier général et son adjoint, 2 commissaires aux comptes et 1 chargé des relations avec l'institution locale.
Le CDL a mis en place :
• un mécanisme de suivi des OCB appelé groupe local de suivi composé de 10 membres chargés d'accompagner les OCB dans leurs activités ;
• un mécanisme de gestion des conflits avec un médiateur communautaire chargé de sensibiliser, d'informer les populations sur leurs droit et devoir et d'aider à la résolution des conflits ;
• des classes de socio alphabétisation avec 3 monitrices (ouolof et pulaar) ;
• d'un groupe de 20 animateurs formés en MARP ;
• d'un groupe de 10 formateurs en management des projets ;
• de dix formateurs en management des organisations ;
• d'une caisse d'épargne et de crédit ;
• et d'un collectif citoyen de femmes (CCF) avec des femmes issues des GPF et des associations mixtes pour la promotion politique et sociale des femmes.



ACTIVITES DES ASSOCIATIONS


Les activités développées à travers les OCB sont :
• Santé : santé de la reproduction, prise en charge médicale, lutte contre la drogue et les SIDA,
• Education : garderie d'enfants, encadrement des structures scolaire, animation d'une bibliothèque scolaire ;
• Environnement et assainissement ;
• La pêche artisanale ;
• Le maraîchage ;
• La transformation des fruits et légumes et céréales locales ;
• La couture, perlage et crochet ;
• Teinture ;
• Sport.
• Culture.
Cependant, l'inexistence de local, l'insuffisance des moyens financiers, la non implication de tous les acteurs de développement constituent les principaux problèmes auxquels est confronté le CDL.

Les solutions préconisées sont :
• la construction d'un local,
• la vulgarisation des actions du CDL auprès des acteurs de développement,
• l'octroie de subvention pour faciliter son fonctionnement.

Services techniques


Parmi les services interviennent dans la localité on peut citer :
• ARD (agence régionale de développement) issu du conseil régional de Dakar dans le cadre de son rôle d'appui technique aux collectivité locales.
• ADM (agence de développement municipal) à travers la restructuration des quartiers traditionnel ; la construction d'infrastructure ( centre socioculturel de Ouakam etc.…)
• Direction du développement social dans l'encadrement des GPF.

Partenaires au développement et ONG


Les ONG qui interviennent dans la zone sont peu nombreuses à cause d'un manque d'intérêt favorisé par un mythe qui est loin de la réalité considérant la communauté Ouakamoise comme assez aisée pour prendre en charge ses propres préoccupations et à cause d'une institution coutumière très pesante.
Néanmoins certaines ONG interviennent dans la localité et participent à l'amélioration des conditions de vie des populations suivant des programmes biens établis comme le PAQPUD, ENDA GRAF, PLCP, PDEF, PRN…
Par ailleurs des médecins français venant de Brest, ont offert gracieusement des médicament et du matériels sanitaire au centre de santé de Ouakam.
Dans cette même ligné, une Association dénommé KAMBEL LIFE PROJECT vise la promotion des jeunes artistes peintres.
D'autres ONG résident dans la commune comme PLAN INTERNATIONAL, POPULATION COUNCIL, ADE-PME mais peu connu des populations, pour pouvoir bénéficier de leurs actions.

Analyse du partenariat local

La localité est soutenue par ENDA GRAF (3D) /USAID dans le cadre de leur programme complémentaire d'accompagnement technique des collectivités locales. Ce programme , sanctionne par la signature d'un protocole d'accord tripartie (ENDA GRAF 3D/ USAID, Commune, CDL) vise à renforcer les capacités des collectivités locales et les acteurs de développement à la base, la promotion économique et politique des femmes, un appui institutionnel aux collectivités locales OCB et CDL.
En outre le Programme de Lutte Contre la Pauvreté (PLCP) intervient dans la localité de même que le Programme de Renforcement Nutritionnel (PRN).
Le CCF a travers le Projet pour le Développement de l'Enfant et de la Famille (PDEF 1347).
Il y a aussi des relations de partenariat entre les différentes OCB et entre les OCB et la CAO : organisation journée 3 âge ,journée don de sang, set –setal, tournoi de football etc…


Informations Pratiques

Données

 

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